10/03/2018

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L’image d’autres lieux qui font le tissu underground de la ville comme Treize, la Station ne se résume pas à une simple salle de concert et possède un volet artistique qui sera curaté en harmonie avec son cadre et son histoire. Celui ci accueillera des artistes qui travailleront sur différents supports autour des caractéristiques de cet espace légèrement hanté, ainsi que certains détritus qui y ont été récoltés. Les activités s’y étant déroulées sur ses dix dernières années à l’abandon demeurent obscures, et des restes de cérémonie vaudous ou d’iconographie haïtienne ont été découvertes.

Paris, c’est maintenant mon chez moi, nous précise Ken Okada. Je suis une vraie parisienne! J’adore me promener, observer les gens à la terrasse des cafés, tout cet art de vivre qu’on sent ici, c’est magique! Les japonais sont très consciencieux, dans le travail, la vie privée, on se lâche moins. On est très réservés, très pudiques, mais on comprend aussi tout très vite, rit elle, plus vite que tout le monde en fait! C’est super, on est très adaptables, mais ça nous fait parfois nous sentir très seuls D’une intelligence délicate peu commune sous nos latitudes, Ken Okada a fait une force de vivre à l’épreuve du fer et des aiguilles!.

Et pourquoi ? Sans doute faudrait il juste dire son prénom, car c’est ainsi qu’on l’a longtemps identifiée. Farida, c’était il y a vingt ans le mannequin phare de Jean Paul Gaultier et d’Azzedine Alaïa, la muse compagne de Jean Paul Goude, qui, après avoir façonné le diamant black Grace Jones en extraterrestre androgyne, s’attela à créer l’icône du style beur. Djemila, la chanson de Jean Guidoni, semblait avoir été écrite pour elle (C’était comme la reine de Saba/Allant sans nul cortège/Une démone rentrant du sabbat/Nimbée de sortilèges).

Quand une femme essaie une paire, j’ai toujours remarqué qu’elle ne regarde pas les souliers. Elle les met, elle se regarde dans la glace, elle gonfle la poitrine, jauge ses jambes . Si son reflet lui plait, alors elle regarde les souliers.. C’est une chose à laquelle j’ai toujours pensé. J’avais déniché par exemple un patchwork d’anguilles aux puces. Mais je ne pouvais faire que deux ou trois paires de souliers avec Et je me disais: une femme regardera le soulier et se dira oh! J’adore et il sera peut être à sa taille C’est vraiment ça, le syndrome Cendrillon.

Toutes les photos de sorties publiées n’arrangeaient rien. La plus jeune pour aller danser, Eva la sera longtemps. Ce sera le cas quand elle suivra les cours de théâtre d’Antoine Vitez, puis ceux de Pierre Romans et Patrice Chéreau à l’école des Amandiers..

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